Écrivain, journaliste, chargée de cours au Celsa (Paris IV Sorbonne), Corinne Lellouche, (née en 1959) a fondé avec son mari, Yves Boullic*, écrivain, poète, éditeur, les Éditions de la rue de l’Ouest, distribution Hachette.

Elle a créé le 18 juillet 2011 la revue Mondialisés, annoncée en ces termes : 

"Nous pouvons écrire Mondialisés sans nous connaître, ni même nous reconnaître, pas la peine d’être pareils, du même parti, du même sang, pour participer. L’instinct gréguerre nous dégénère. Et s’il faut vraiment un signe de reconnaissance, disons que notre premier combat sera de sauver la poésie. Promettez si vous décidez de participer, d’apprendre deux poèmes par cœur que vous n’oublierez jamais."

Lien vers la revue : http://www.calameo.com/read/000788960e014a89c0a21

Elle a participé en tant que rédactrice en chef à la création de l'hebdo culturel "À Nous Paris", premier gratuit distribué dans le métro. Et a conçu l'ensemble de ses hors-série, dont le supplément mode « Tendancieux », aujourd'hui collector. 

Elle a dirigé le magazine DS jusqu’en 2005 avant de faire naître -comme rédactrice en chef- avec Jacques Rosselin -fondateur de Courrier International, la télévision locale Paris Cap, nommée ensuite  Cap 24 (TNT).

Elle a réalisé en 1994 une interview-scoop du président Jacques Chirac, alors candidat, parue dans le magazine Femmes, et reprise par l'AFP, Le Monde, Le Figaro, Libération, la PQR, les radios et les télévisions nationales.

Elle a créé et édite le magazine culture & beauté de Armani, Armani Confidential.

Lien vers la revue : http://www.giorgioarmanibeauty.co.uk/_en/_gb/armani-confidential/index.aspx

Elle est l’auteur de :

-Ma vie est une œuvre d’art, éditions de la rue de l’Ouest/Hachette, 1990

-200 marches, Lou Blic/CL, JMLaffont éditeur, 2004 

-Plumes de Noël, Nouvelle, in Fantaisies, 2006 

-Reine Blanche JM Laffont éditeur, 2010 

*Yves Boullic/Lou Blic (1959/1995) : Il y a moins de monde là-haut, éditions de la rue de l’Ouest, 1991

 

 Auteur de concepts novateurs en média-communication 

 « Dans les années 80, lorsque émergeaient les radios locales, j’ai eu l’idée d’émissions radio sponsorisées capables de créer un univers de référence pour une marque donnée, loin du matraquage habituel.

-C’est ainsi qu’est née l’émission Kodak-Rock avec Bernard Lenoir

 Principe : j’avais démarché Young & Rubicam qui possédait le budget Kodak.

-Ensemble nous avons débauché Bernard Lenoir, de son émission Feedback sur France-Inter.

-J’ai alors conçu une émission d’une heure, Kodak-Rock. Totalement dépourvue de slogans. Mais dont l’univers rajeunissait la marque qui résistait mal à la concurrence. J’avais recruté pour l’occasion un inconnu qui réalisait des interviews décapantes bien dans l’esprit que nous recherchions, Karl Zéro.

-L’émission d’une heure qui était offerte gracieusement à 120 radios locales en France et sur RFM à Paris était programmée une fois par semaine. Au côté de Bernard Lenoir qui l’animait, je réalisais un édito et une interview autour de l’actualité culturelle.

Nous avons continué avec Badoit, le Festival de Cannes.

 

L’aventure À Nous Paris 

 J’ai ensuite repris le cours d’activités professionnelles plus classiques (chroniques in Canal+ avec Marc Toesca du Top 50, chroniques in Télé-Matin avec William Leymergie, journaliste pour ELLE, Marie-Claire, les dossiers du Canard Enchaîné, Chefs des informations pour les mensuels Lola et Tribeca), avant de vivre l’aventure du premier gratuit conçu par une équipe de journalistes professionnels, très loin de la culture « Paris Boum-Boum » qui sévissait alors sur ce secteur en friche. À Nous Paris, hebdomadaire culturel distribué à plus de 450 000 exemplaires dans le métro parisien, fut bénéficiaire dès le premier numéro. Sa ligne rédactionnelle se voulait simple : écrire le journal que nous aimerions lire, offrir de vrais repérages dans la jungle de l’offre culturelle et des lieux urbains, donner des adresses à nos lecteurs comme le ferait un ami qui conseille une expo ou un restaurant. Ici, plus de « cache-sexe » par rapport à la pression publicitaire qui s’est finalement révélée moins dictatoriale que dans nombres de magazines payants.

 

Concepts novateurs en littérature sur des idées originales de Yves Boullic

De la pub dans les livres

Quelques années plus tard, en 1990, nous avons créé avec mon mari, Yves Boullic, à l’époque directeur du département communication politique de l’agence Robert&Partners, et auteur du slogan « Au secours ! la droite revient. » une maison d’auto-édition inédite. En effet, le premier ouvrage paru –dont j’étais l’auteur- contenait des annonces publicitaires, deux pages en début et en fin d’ouvrage. Cette nouveauté immédiatement relayée par l’AFP, nous valut des retombées presse considérables. D’une certaine manière ce fut la publicité qui « vendit » le roman. Nous étions conscients que la publicité n'avait pas d'avenir dans la littérature générale. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle n'y était jamais apparue. Cette première fois à vocation unique constituait cependant une information, un scoop pour les journalistes. Les annonceurs ne nous avaient d'ailleurs pas payés, il s'agissait de la Fondation Cartier pour l'art contemporain, Alain Mikli (qui disait : "Autant se cacher derrière quelque chose qui se voit "), Guerlain et Mercedes (avec ce slogan emprunté à Oscar Wilde : "le seul moyen de résister à la tentation, c'est d'y céder". C’est ainsi que notre petite maison d’édition indépendante -installée dans notre appartement- obtint d’être distribuée par Hachette. Le livre fut immédiatement réédité avec cette fois des annonces que nous avons offertes, notamment à l'Agence Française de Lutte contre le Sida, manière de remercier. Et également un échange avec la radio Skyrock qui annonçait : "Plus de tubes, moins de pub !"

La poésie c’est de l’or

Le succès permit une réédition du livre. Le second, « Il y a moins de monde là-haut » était un ouvrage de poésie de Lou Blic, pseudo de Yves Boullic. Diffusé sous blister, il était blanc et gris, sans aucune mention puisque le nom de l’auteur devait être « gratté » comme au tac au tac avant d’être découvert. Là encore, l’AFP d’abord, suivi par l’ensemble des médias salua, outre la qualité littéraire de l'ouvrage, cette prouesse dont le credo était : « les gens grattent pour avoir de l’argent, la poésie, c’est de l’or ».

 

 

 

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